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mardi 22 septembre 2009

Les RÉÉDITIONS les plus attendues, #1 - les Beatles (qui d'autre?) (partie 1)

   

PARTIE 1 - UN PEU D'HISTOIRE

Je ne suis pas original à ce point-là. Peut-être ne suis-je même pas original du tout. Ma réédition la plus attendue de l'automne 2009, c'était évidemment la réédition qui aura entraîné le plus de spéculations, fausses rumeurs, espoirs et prières des 15 dernières années. Et c'est finalement arrivé, le 9 septembre 2009. L'intégrale de la discographie des Beatles, enfin rééditée sur CD, dans deux coffrets, en stéréo et en mono! Ce qui, franchement, aura finalement déjoué les prévisions pessimistes des cyniques.

Les éditions de 1987 


Résumons un peu l'état des choses... C'est en 1987 que les Beatles furent édités pour la première fois en CD (excepté un pressage japonais mythique de Abbey Road, en 1983, rapidement retiré du marché). Utilisant un prototype de convertisseur Sony, le regretté Mike Jarratt et son équipe d'Abbey Road se lancent dans une opération typique de cet âge brun du CD, alors que toute considération sonore et historique est plus ou moins esquivée...

Il faudra que le vénérable George Martin pèse de tout son influence pour que les quatre premiers disques du groupe sortent en mixage mono, plutôt que dans les mixages stéréos primitifs de l'époque (on parle de Please Please Me, With the Beatles, A Hard Day's Night et Beatles for Sale). De plus, Sir George, irrité de réentendre le "wide-panning" de Help! et de Rubber Soul, les remixera en stéréo, resserrant quelque peu l'image stéréo mais utilisant une chambre à écho "digitale" plutôt qu'acoustique, ce qui attirera l'ire des puristes (Seules de très rares éditions canadiennes, pressées au Québec, utiliseront les mixages stéréo de 1965).


Oubliez les critiques audios de l'époque, pas plus clairvoyants qu'aujourd'hui, et qui vantaient la "liquidité cristalline" de leur son ("On the four CD's just issued, the sound is magnificent - solid, crystal clear, beautifully textured and fully detailed. One hears very little in the way of tape hiss or extraneous noise; heard side by side with their equivalent mono Parlophone LP's, the CD's sound, for the most part, as bright or brighter on top, and a good deal richer in the bass." - NY Times); les CDs des Beatles furent immédiatement détestés des audiophiles, qui se sont accrochés à leurs pressages mono anglais, voire aux bizarreries comme ce pressage allemand de Please Please Me (Die Beatles), réputée infiniment plus dynamique que l'édition régulière!


Un catalogue abandonné


Et dès ce jour, le catalogue des Beatles devint cet OVNI étrange dans le paysage industriel de la musique: le catalogue le plus prisé de l'histoire, abandonné en jachère aux pirates, sujet de rumeurs, de spéculations, de tractations infructueuses, et soumise à cette impossible règle de l'unanimité entre les actionnaires d'Apple et EMI, i.e. qu'il fallait entre autres que Yoko Ono et Paul McCartney soient en accord sur quelque chose! Les 30 ans, puis les 40 ans de Sgt Pepper's qui passent sans rééditions; une collection de hits ("1") qui fait date dans l'art de commercialiser un catalogue mais qui, de nouveau, s'attire une haine tenace des puristes audios pour son utilisation massive de Noise Reduction et ses choix EQ typiques de l'ingénieur d'Abbey Road, Peter Mew. Il est notoire que le plus grand regret professionnel de Steve Hoffman fut l'échec de DCC dans une tentative ultime d'en acquérir les droits pour une édition audiophile, qui échoue de justesse dans des circonstances nébuleuses.

Au moins un label pirate, DESS (Dr Ebbett Sound System) s'attire une dévotion maniaque des Beatlesfans par ses transferts numériques des meilleurs vinyles possibles.Sans oublier les éditions Purple Chick, Swinging Pig, Mirror Spock & autres. Le bordel est pris.

Qu'est-ce qui a soudainement changé la donne?

Est-ce le fait que notre Cirque du Soleil a réussi l'impossible deux fois, en mettant tout ce beau monde autour de la même table pour son Love, et en permettant à George Martin et son fils Giles de créer un audacieux mash-up de pièces des Beatles, qui comprenaient entre autres des remix qui prouvèrent une fois pour toutes que les Beatles pouvaient, devaient sonner mieux sur CD? Est-ce un changement de garde obligé chez Apple (R.I.P. Neil Aspinall) qui amena à bord Jeff Jones, le maître d'oeuvre des rééditions Legacy chez Sony, et qui de ce fait est un de ceux qui a permis au catalogue de Miles Davis d'être si bien servi, soniquement et historiquement, dans tous les formats audios?

9.9.09


En tout cas, l'impossible est arrivé. L'alignement des astres, le love-in commercial entre Sir Paul et Yoko the Witch, la débâcle financière de EMI et peut-être un sentiment d'urgence chez les Beatles restants devant la lente disparition du format CD et de leur propre entité biologique... Si ce n'était pas maintenant, ce ne serait jamais.


Et le 9.9.09, la planète rock était de nouveau secouée d'un frisson beatlemaniaque. Tous les CDs des Beatles, réédités en stéréo ET en mono, dans un rematriçage qui, à défaut d'être audiophile, ne pourra jamais être mis dans le même bain que les pitoyables merdes soniques sortis à pleins camions par l'industrie aujourd'hui... Packaging impeccable, éditions soignées, prix stratosphériques, mais on s'en fout. Enfin, enfin, les Beatles, sur CDs dans des versions de si belle qualité que le bon Dr Ebbett annonce sa retraite et que tout le monde et son voisin, soudain, s'intéresse au terme "remastering".

 Sur la platine

Ils ont déjoué toutes les prédictions les plus pessimistes. L'équipe, réunie autour du responsable de projet d'Abbey Road Allan Rouse, a fait traire tous les esprits chagrins qui annonçaient depuis des mois que les remasters seraient sûrement noyés dans la Noise Reduction, compressés à mort et avec un EQ pensé pour malentendants. Réunis en comité (pour éviter la dictature d'une seule paire d'oreilles), les Steve Rooke, Guy Massey... ont réussi au-delà de toutes espérances.

La perfection? D'accord, non... Le léger écrêtage (2 dB?) sur le coffret stéréo, admis d'emblée dès les premiers communiqués de presse, auront alimenté les appréhensions et empêché d'accoler l'étiquette audiophile à ces remasters. Mais nous ne sommes pas ici dans le monde de la musique audiophile, créée pour mettre en valeur nos chaînes! Nous sommes dans le domaine de la musique pop et rock la plus joyeuse, jubilatoire, imaginative, débordante de vitalité et de jeunesse, qui "sonne" même dans un poste AM avec un petit haut-parleur de quatre pouces. La compression est-elle perceptible? A-t-elle favorisé le volume et retiré de la texture à la basse de McCartney? Si vous le dîtes, je vous crois. Mais eh, dans une ère où la musique rock n'est plus qu'un tsunami de décibels sans texture ni relief, qui s'attendait à retrouver autant de plaisir à remettre sur la platine des albums entendus si souvent?

Il y a dans ces rééditions massives des joyaux inattendus. Il y a des révélations. Il y a des éblouissements prévisibles. Et aussi de légères déceptions, qui ouvrent la voie à venir. Voici nos moments préférés jusqu'à maintenant, alors que nous commençons à peine à gratter la surface de ce joyau inestimable.

LA REDÉCOUVERTE: "BEATLES FOR SALE" (1964)



Personne ne l'avait vu venir. L'album mal-aimé des Beatles était supposé être l'album de l'épuisement, du presque burn-out après que la Beatlemania ait tout emporté en 1964 dans la foulée de la sortie triomphale de l'album et du film Hard Day's Night. Impressionné par sa rencontre avec Bob Dylan, John Lennon tombe dans l'introspection et les trois premiers titres de l'album (No Reply, I'm A Loser, Baby's In Black) forment un bloc de folk-songs apparemment moroses. Et puis c'est l'album de la pire pièce des Beatles, une interprétation ringarde de John d'un vieux hit country, Mr Moonlight. La sortie en 1987, sur CD, du mixage mono, compressé à mort, n'allait pas raviver l'intérêt envers le 4e disque des Beatles.

Non, on ne s'attendait pas à ça. Pour ce titre, excusez-moi, oubliez le mono. Courez acheter le stéréo. C'est carrément spectaculaire, comme une toile qui aurait été voilée par la fumée d'un incendie, et restaurée amoureusement dans ses vraies couleurs. L'équipe d'Abbey Road a dépoussiéré le canevas, fait reluire la patine, ravivé les couleurs, rafraîchi les textures. La finesse instrumentale, enterrée dans la version mono, ne cesse de nous surprendre dans la précision cristalline de la version stéréo; la conviction des voix (John, qu'on trouvait soporifique sur Rock'n'Roll Music, est en fait déchaîné), la subtilité du travail des orfèvres pop, le beat parfait de Ringo, les lignes de guitare si vivantes de George, tout est bon. C'est un plaisir constant, cette interaction entre des musiciens qui semblent avoir décidé de mettre la pédale douce sur la folie des hit-parade et de se faire plaisir en créant une pop perméabilisée par le folk et le rock'n'roll des années '50. Chaque fois que j'écoute Ringo (plus sympa que jamais) et George (décontract' et parfait) se répondre musicalement dans Honey Don't, j'ai l'impression d'être dans le studio, à regarder deux copains surdoués se payer une pinte de bon temps. Du bonbon! Beatles for Sale est la redécouverte de cette série exceptionnelle. Steve Hoffman nous l'avait bien dit: c'est un des disques des Beatles qui sonne le mieux, mais en stéréo seulement!

LA PERFECTION: "RUBBER SOUL" (1965)




J'ai découvert ce que plusieurs plus clairvoyants savaient déjà. Que Rubber Soul était un immense disque pop, peut-être le meilleur disque pop de tous les temps.

À ce moment précis de leur histoire, les Beatles sont à l'apogée de leurs forces collectives. Ils ont dépassé le stade de la Beatlemania et, à l'aide de leurs fidèles complices, le producteur George Martin et l'ingénieur Norman "Normal" Smith , ils sont bien décidés à raffiner leur art déjà immense de la composition et de l'arrangement.

John, responsable de la plupart des hits de la Beatlemania, raffine ses thèmes et fait déjà montre de cette profondeur et de cette acuité qui en feront plus tard cet espèce de supra-conscience de sa génération: jamais son art de la rock song ne sera plus grande que dans ses contributions à cet album: Norwegian Wood (première apparition de la sitar indienne), The Word, Girl ("tit tit tit tit") et, évidemment, In My Life, la perfection faite pop; mais voilà que Paul, conforté par le succès tout frais de Yesterday, eh bien Paul il étend ses ailes et il se met à pondre des pièces formidables, servi par sa culture musicale plus grande que les autres. Son apogée viendra un an plus tard, sur Revolver, mais en attendant il reprend la veine folk-rock de I've Just Seen a Face dans I'm Looking Through You et pond le formidable "opener" de l'album, Drive My Car, un hit total.

14 pièces, 35 minutes de bonheur pop. Les bardes de musique progressive n'arrivent pas à donner autant de bonheur musical en 70 minutes de pompe instrumentale. Vous voulez entendre un superbe mixage mono?  Il vous faut cet album. Les timbres instrumentaux sont si frais, si vivants qu'on a envie de mordre le disque. Et, bonheur, à la demande pressante des membres de l'équipe de remastering, Apple a accepté de coller au disque mono le mixage stéréo original de 1965, renié par George Martin, mais qui est l'équivalent d'entendre les Beatles en version pré-mixage. C'est un album formidable et un remastering remarquable!


lundi 7 septembre 2009

"It won't be long..." (yeah, yeah)

... of course, nous vous parlerons des remasters des BEATLES très très bientôt... puisque Starbuck's nous a fait la surprise de les sortir bien avant la date officielle de sortie...

Mais donnons-nous le plaisir de les écouter un peu, avant de les analyser!

(mais on peut bien vous dire que l'album blanc stéréo sonne exceptionnellement bien!)

samedi 29 août 2009

Beatles remastered: autre critique dythirambique

  

Extrait du magazine Uncut, sous la plume de David Cavanagh

The key word is clarity. Not loudness. Clarity. The voices and instruments are crystal clear, pure, human, natural (except, of course, when filtered through psychedelic effects) and stripped of several decades’ worth of detritus and dust. It’s as if we’ve been visiting an art gallery to gaze in wonder at a masterpiece all these years, and then suddenly an attendant comes along with a sponge and wipes the painting from top to bottom. The techniques of mastering have been controversial in recent years, with accusations (and proof, indeed) that music is being ‘brickwalled’: compressed to headache-inducing levels in order to give albums an ersatz loudness. Had these CDs come out in 1999 or 2000, as many of us were hollering for them to do, it’s likely they would now need remastering again.

It’s a weird thing to say, but Apple’s frustrating procrastination has turned out to be a lifesaver for these albums. Remastered by a small team of Abbey Road engineers over a four-year period, the CDs have not been brickwalled or over-compressed (unlike the 2000 compilation 1, which sounds unpleasantly ‘glassy’ in comparison), and nor do they even sound particularly loud (unless you turn them up). The two that have been restored to the point of miraculousness and beyond, The White Album and Abbey Road, are the ones I’d recommend first to people on limited budgets. Abbey Road’s Long Medley is simply a breathtaking musical tapestry. When it has to rock, it rocks. When it needs to be subtle (there is much more to the transition between “You Never Give Your Money” and “Sun King” than we previously thought), it has a warm, heavenly glow.

Of course, one could argue that any old rubbish would sound impressive on Abbey Road’s state-of-the-art, quintessentially expensive speakers. Perhaps we should all calm down a bit, chum. Will your so-called ‘clarity’ be detectable on a normal, high-street CD player, or on an iPod? It should, and it will. It’s not a question of surreptitious noise removal, or peak elimination, or making Magical Mystery Tour sound like MetallicaThe Beatles’ voices to the microphone: all of these are evident and undeniable. As a result, almost every album comes as a shock. They haven’t had plastic surgery. They’ve taken their masks off, and we didn’t even know they were wearing one.

History rewritten? No – history written honestly, truthfully, transparently, exhilaratingly, with no omissions or obfuscations. The Beatles up-close and personal. With blisters on their fingers.
La rumeur (non vérifiée) veut que le coffret mono soit presque épuisé. On verra bien!

jeudi 27 août 2009

BEATLES - les 1ères critiques apparaissent!

Ça y est! 
Certains chanceux ont déjà les coffrets des remasterings des Beatles entre les mains.

Et une première critique, de ToneAudio, s'avère fortement positive. Un extrait:
For the majority of listeners, however, any temptation to spend hundreds of dollars on rare vinyl pressings should erode as they become acclimated to what often resembles hearing familiar records for the very first time. Such are the near-miraculous improvements in the key areas of information retrieval, hidden details, palpable physicality, expanded midrange, transient presence, and frequency response. (...)
What does matter, of course, is the sound. And it’s largely excellent, improving in accordance with time, parallel to advances in recording technology and the band’s groundbreaking studio techniques. As previously mentioned, every Beatles album through The White Album was mixed with the purpose of being heard in mono. (...)
Without diminishing the value and impact of the stereo editions, which blow away their 1987 digital predecessors in every imaginable facet, the mono discs are where it’s at for experiencing the Beatles in the most “authentic” manner. (Officially, no compression or de-noising was used on the mono mixes; a sum total of less than five minutes of de-noising graces the stereo editions.) Specifically, the group’s early records tend to sound unnatural in stereo, as the hard panning seems forced and artificial—which, in actuality, it is. In mono, the Beatles’ music thrives from ultra-dynamic front-to-back layering that, intentionally or not, often gives the impression of a stereo mix. The changes wrought by the remasters are dramatic.(...)
it sounds so good, it’s almost difficult to believe this is the Beatles, which, unless one had unlimited funds for collectable LPs, have never sounded great. Depending on one’s perspective, such a conclusion is the ultimate sign that the folks at Capitol and Abbey Road Studios not only succeeded but surpassed most expectations. For if the Beatles remasters signify the last great hurrah of the compact disc, at least the format is going out in style.
Bob Gendron, ToneAudio
 For if the Beatles remasters signify the last great hurrah of the compact disc, at least the format is going out in style. J'adore!


Un post particulièrement intéressant d'un membre de l'équipe des ingénieurs qui ont eu la périlleuse tâche de préparer les éditions définitives des Beatles sur CD: cliquer ici.

mercredi 8 juillet 2009

Beatles remasterés = retraite de Dr Ebbett!


Ben dis donc... s'il y avait des suspicieux de la qualité des remasters des Beatles, à paraître le 9 septembre, voici une petite nouvelle qui secoue le monde des Beatles-maniaques et des bootleggers. Le fameux Dr Ebbett, qui s'ess fait une niche dans le monde des audiophiles, en rendant disponible des needledrops très prisés des vinyles des Beatles, permettant entre autres d'entendre les Beatles en mono dans des transferts numériques de grande qualité (bien qu'un peu "bright" à mon goût), a officiellement annoncé sa retraite après avoir entendu des extraits des remasters.

La mission principale du Dr Ebbett Sound System serait maintenant obsolète.

Eh oui, les remasters seraient bons à ce point!

Excellente nouvelle pour l'industrie du disque! Car enfin, n'est-ce pas incroyablement ironique qu'un faussaire ait proposé pendant 15 ans une copie de l'original... meilleure que l'original?

Une copie de la lettre de démission... avec en gras un commentaire de poids...

Dear friends,

I sincerely hope all is well with you and yours.

Indeed, this is an unexpected mass-mailer. Please forgive the unsolicited rambles that follow.

To start, there are many of you who have outstanding orders with me at this time. Some of you have been waiting for a while, and I wish to apologize for that. Please don't worry. Each and every one of these outstanding orders will be tended to this week. You have my word.

I appreciate your patience and understanding.

Second, there has been considerable buzz surrounding the new Beatles remasters, due for release in September. There should be. We have all been waiting for this day, and it is about to arrive - finally! Thanks to a long-time supporter and friend to this project, I have had the opportunity to hear genuine samples of the new remasters due out in two months.

They are good.

Very good.

Those of you who will be buying them - and those of you who have already preordered - will not be disappointed.

In fact, I will venture to guess than many of you will be more than pleasantly surprised at how good they sound.

And with what promises to be outstanding packaging all around, it will be a collector's nirvana.

From the outset of the Dr. Ebbetts Sound Systems project, I swore that once EMI did the right thing and released remasters to be proud of, I would not continue doing what I was doing. After all, the only reason I did this was because Apple/EM /Capitol would not - and because I so very much love the Beatles.

While my love for the band has not changed, everything else has.

EMI/Capitol began their release of the American LPs on compact disc a few years ago, and now EMI has tackled the British catalogue in fullest detail.

It's what we all wanted. As Beatles fans, it's what we've prayed for.

To that end - and with the heaviest of hearts - effective immediately, Dr. Ebbetts Sound Systems will cease operations.

Many of you will recall that the entire purpose of the Dr. Ebbetts project was to make available to the public the best sounding versions of the Beatles' original LP releases - with emphasis on the American and British catalogues. Believe me, it wasn't a hard thing to do considering the substandard quality of the original CD catalogue from 1987 onward.

The fact of the matter is, the Dr. Ebbetts material does not - and will not - sound better than what is coming commercially in September. People I trust agree with me. The remasters sound remarkably well balanced, with solid, punchy bass, smooth mids and not-to-harsh, yet crisp highs. In comparison, many of the Ebbetts masters fall short - weaker bass, dimished mids, and often too-bright highs.

It's a given that the remasters will not please everyone, but they will be good enough to make the Ebbetts catalogue solidly inferior.

The artwork and packaging of the EMI material will prove to make current Dr. Ebbetts releases look like Xerox machine fodder.

It pains me, seeing as I have invested so much time in this thing, but I humbly and officially put this nearly-fourteen year project to bed.

I have outlived my usefulness in this hobby.

I know there are many who will ask why I just don't continue releasing titles that are NOT being put out by Apple/EMI - foreign releases, rare pressings, etc..

My reasons are complicated, but they are what they are. In short, if the Dr. Ebbetts BLUE BOX set is not the definitive sounding version of the original UK stereo LPs, then why issue them at all?

Many will remember the original BEAT CDs of the 1990s that presented the Beatles US LPs sourced from cassettes. I surely do. They became immediately obsolete with the advent of Dr. Ebbetts. No one bought those BEAT CDs anymore when I came along. Why would they? At the time, my material was far superior.

The Ebbetts BLUE BOX series was only issued because Apple/EMI's versions were substantially inferior to anything I - or any number of needledroppers - were putting out. The Ebbetts BLUE BOX set is at THE HEART of the Dr. Ebbetts Sound Systems collection, in my estimation. If that set is now inferior to the commercial release, then it has no business existing. Suffice to say, I would not release the BLUE BOX set today if new remasters were already commercially available.

I would have no need.

And if my CORE SET is inferior, I don't wish to have the rest of the catalogue branded as such either.

Therefore, it is time to put it all on the shelf.

I am requesting that all of you who have LPs with me contact me as soon as possible and let me know which ones are yours so that I might send them back to you. I promise I will get those to you in short order.

So that your return LP requests will not be lost in what promises to be a hectic e-mail shuffle, please put "MY LPs" somewhere in the subject line.

Your generosity, kindness and willingness to share your treasured possessions with me is something I shall never forget.

To each and every one of you who has supported me and befriended me throughout the years, I wish to extend my deepest gratitude. Your loyalty has moved me beyond words. This entire project began as a fanciful hobby many years ago and has mushroomed into something far beyond anything I could have imagined.

From every corner of the entire world, I have been blessed to meet some of the best Beatle people out there. I will never forget you.

But now it is time to make way for the "big boys."

Please be sure to secure your copies of the remasters. I guarantee they will replace your Dr. Ebbetts CDs in your rotations and playlists - as they should. Display them proudly and let people know who the greatest band of all time is.

Remember, quoting my project motto from all those years ago, it is ONLY about the music.

That is why I do what I do today.

Now go put your hard-earned money to good use!

God Bless.
Drew

lundi 27 avril 2009

Makin Whoopee, sur les Beatles

Le forum de Steve Hoffman, sur lequel doit apparaître une douzaine de fils de discussion sur les Beatles par jour a complètement explosé depuis l'annonce, tellement espérée, de la sortie des remasters, le 9 sept 09. Et en ce moment, un fil particulièrement hilarant demande aux Beatlemaniaques quelles sont les pièces qui ont accompagné leurs ébats amoureux (pour paraphraser le OP: making whoopee)...
Réponse hilarante de "hello people":
Misery
It Won't Be Long
Not A Second Time
I Should Have Known Better
et le poster zebop de répondre à son tour:

I'm a Loser
Fool on the Hill

I was alone at the time...

Ne venez pas vous dire qu'on ne vous tient pas au courant des choses importantes.

mercredi 13 décembre 2006

Premier vinyle en 15 ans!



J'ai aujourd'hui fait quelque chose que je n'ai pas fait depuis plus de 15 ans. J'ai acheté un disque de vinyle! Un exemplaire du pressage original anglais de "Revolver" des Beatles. No de catalogue PMC 7009, matrices XEX 605-2 et XEX 606-2 (pas le tout premier pressing, mais quand même!)

Imaginez, je n'ai même pas de pré-amplificateur phono pour mon ampli Cambridge 540A ! Et mon fils a détruit la cartouche de mon Dual C5000 hier.

Mais ce n'est peut-être que le début de mon voyage dans le temps: un retour dans l'univers analogique, né du désir d'entendre le son analogue dans toute sa splendeur.

C'est probablement à force de lire Michael Fremer décrire avec tant d'éloquence les sensations sonores que lui procurent ses vinyles originaux. C'est peut-être en écoutant un CD redbook de trop, une horreur digitale sans âme ni relief, comme la version redbook originale de "So" de Peter Gabriel, ou "The Joshua Tree" de U2, ou "Remain In Light" des Talking Heads: de grands albums dont la version digitale clippe tout le groove. J'ai eu envie de ressentir le son analogique de la basse. J'ai eu envie d'entendre la version mono de Sgt Pepper's, mixé par les Beatles, George Martin et Geoff Emerick pendant 3 semaines, plutôt que la version stéréo mixé en trois jours et sans aucune implication des boys.

J'ai récupéré ma table tournante qui sommeillait chez mon pops depuis plus de dix ans. Sans savoir si on m'avait vendu de la qualité. Finalement, c'était apparemment une excellente entrée en matière: la Dual C5000, une table entrée de gamme qui se défend bien. La cartouche (une rata russe, inconnue au bataillon, comment je me suis ramassé avec ça???) de ma table tournante a disparu entre les mains de mon fils. Pas grave: je cherche... une Grado Prestige Black, ou une Audio Technica, ou une Goldring 1042 si je suis chanceux.

J'ai écumé les sites WEB des vendeurs de disques analogiques. Je me suis mis à traquer les ventes sur e-bay et les articles parlant de "pressing" vinyle. L'idée de me procurer un "pressing" original des Beatles s'est mis à me trotter dans la tête. J'ai appris que les seuls vrais mixages, ceux qui comptent, de Sgt Pepper's, Penny Lane, All You Need Is Love étaient tous mono.

Michael Fremer: Would it surprise you if I told you that, sitting down in my listening room, comparing my thirty-year old Parlophone LPs with the CDs that came out a few years ago, that everybody thinks the original 30-year-old records sound better?

George Martin: I expect that.

J'ai raté de peu un original mono de Sgt Peppers neuf, qui s'est envolé pour 65$. Puis mon heure est venue. Le meilleur d'entre eux, Revolver, affublé dans sa version redbook d'un horrible mixage stéréo, une merde totale. Un disque qui traverse le temps depuis 1966, qui préfigurait l'acide house (Tomorrow Never Knows), qui s'ouvrait sur un rock bien saignant et ironique d'un George Harrison en grande forme (Taxman, super solo de guitare de... McCartney); et surtout un album où le talent de compositeur de Paul McCartney s'épanouissait dans toutes les directions: Got To Get You Into My Life, Good Day Sunshine, For No One... Les Beatles à leur peak créatif, dans le mixage mono, le seul vrai mixage de l'album. Celui auquel les Beatles ont participé, avec George Martin.



Voilà. Je devrais recevoir mon "cadeau" quelque part pendant le temps des Fêtes. J'ai hâte d'entendre le craquement du stylet s'enfoncer dans le sillon de vinyle (à condition d'avoir fait mes petits achats d'ici là). Et si l'expérience est concluante, d'autres viendront.

Top 5 des albums vinyle les plus désirés:
  1. Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band, version mono, pressage '67
  2. The Lamb Lies Down On Broadway de Genesis, LP 200 grammes, Classic Records
  3. IV de Led Zeppelin, LP 200 grammes, Classic Records
  4. Blonde On Blonde de Bob Dylan, mixage mono original, Lp 180g, Sundazed
  5. un Hendrix de Classic Records, 'sais pas lequel