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dimanche 17 mai 2009

PLEASURE MUSIC FOUNDATION: aux armes mélomanes!

La guerre à la compression commence comme toutes les guerres modernes: information. Comme ici.

Mais un peu d'activisme ne peut pas faire de tort.

Une fondation est née en janvier dernier; la
PLEASURIZE MUSIC FOUNDATION.

Elle passe au 2e stade de la guérilla auditive. Elle cherche à enrôler des membres de l'industrie (musiciens, ingénieurs, producteurs, membres de l'industrie ainsi que les mélomanes comme nous), à faire signer des lettres d'intention dans lesquelles ces membres de l'industrie garantissent de respecter certains critères de qualité sonore... (ET JE SIGNALE QUE LES DEUX TIERS DE LEURS MEMBRES SONT INSCRITS COMME PROFESSIONNELS DE L'INDUSTRIE MUSICALE) Ils fournissent pour tous un logiciel qui mesure l'écart dynamique des enregistrements.

BREF, TOUS CEUX QUI ICI SE PLAIGNENT DE COMPRESSION DYNAMIQUE,
c'est un moyen de commener à passer AUX ACTES.

PLEASURIZE MUSIC FOUNDATION website

Le logiciel:



PS On pourrait débattre de la méthode de calcul du logiciel, qui n'utilise que les 20% les plus "loud" d'une pièce pour se livrer à son calcul, ignorant ainsi que l'écart dynamique perçu doit tenir compte de lois psycho-acoustiques, ou que l'écart dynamique moyen tient compte de la "moyenne" de RMS d'une pièce, pas simplement de ses passages les plus forts en volume. À suivre.

mercredi 4 mars 2009

Animal Collective: on va attendre le vinyle

  

On veut bien nous aussi se tenir à l'affût des formations qui, aujourd'hui, sculptent le son qui deviendra le mainstream de demain. Et en ce moment, dans le buzz critique, aucun groupe ne frétille aussi fort que Animal Collective et leur nouveau Merriweather Post Pavillion, qui fait se pâmer les critiques les plus exigeantes, de Alain Brunet à Pitchfork. En fait, l'éloge est général, et fait sonner la cloche à 89 de score global sur Metacritic.

On veut bien... mais comment y arriver lorsque, pour arriver à la musique, on doit se taper un mastering digital aussi atroce, qui biffe complètement le relief d'une musique qui est une sculpture sonore tridimensionnelle, dense, raffinée, complexe, avec harmonies vocales polyphoniques à la Pet Sounds sur nappes rythmiques surchargées... Si votre système a une vocation de transparence, vous râlerez, couché sur le plancher, bave aux lèvres, les hautes fréquences coulant de vos oreilles après avoir mis en purée votre cerveau...



Pourquoi? Mais pourquoi?

Paraît que le vinyle double à 30 $ , lui, sonne très bien!!! Avec des basses profondes et un son texturé à souhait!

L'industrie du disque est-elle masochiste? (pourquoi je pose la question? ils en ont fait la preuve plusieurs fois déjà, non?) Est-ce que Bowie et Roxy Music auraient passé leurs audacieuses propositions sonores si leurs disques avaient été inécoutables???

Ceci dit, après 3 ou 4 écoutes (avec larges moments de repos), je peux vous confirmer que les comparaisons à Pet Sounds des Beach Boys ne sont pas vaines; un Pet Sounds déconstruit, acidulé plutôt que psychédélique, où les cordes et cuivres cèdent la place à une lutherie électronique parfaitement maîtrisée. Bon, peut-être que les harmonies vocales ne sont pas aussi suaves. Mais quand même!

Vais-je investir pour la version vinyle?

mardi 19 août 2008

Dynamique et musique: le rock, champion du low-fi

Vous aimez la musique dynamique?

Je ne parle pas de musique bruyante. Je parle de musique dynamique!

Comme dans: contraste entre les sons les plus forts et les plus faibles. Attaque soudaine. Accalmies subtiles.

Les contrastes sonores font partie de la vie. C'est une arme redoutable entre les mains des musiciens pour sculpter leurs paysages auditifs.

Et c'est une qualité en voie de disparition.

Au moment où les systèmes sonores deviennent chaque jour plus performants, plus dynamiques et rapides, où les enceintes deviennent plus efficaces et, conséquemment, plus aptes à réagir rapidement à un contraste de décibels, voilà qu'une nouvelle génération d'ingénieurs de son et au mastering biffent la dynamique, l'annihilent, mettent en place des peak limiters et des compresseurs et ramènent la plage dynamique à un minuscule 10 dB... ce qui permet à ceux qui écoutent la musique dans leur voiture et leur i-pod de percevoir, au-delà du bruit de fond, les détails les plus subtils du mixage, mais ça aux dépens de la plage dynamique, et donc, de la réalité du son.

Mais cette descente vers le lo-fi (basse-fidélité du son) n'est pas uniforme. La musique classique y échappe, le jazz aussi. Et quand aux vieux succès rock et pop qui remontent à une quarantaine d'années, tout dépend qui en signe le remastering.

Pour vous en convaincre, regardez le tableau qui suit! D'abord le classique.

La superbe prise de son d'ECM de Keith Jarett et Gidon Kremer interprétant Arvo Pärt est d'un réalisme saisissant et réalise des pointes de plus de 60 dB de dynamique sur une attaque fortissimo du violon et du piano, avant la 6e minute. Avec une dynamique moyenne de 30 dB, cette prise de son est "head and shoulders" au-dessus des autres!

Mais avec des dynamiques au-dessus de 20 dB, on voit que la culture musicale classique favorise la restitution des volumes sonores.

Qu'en est-il des jazz, blues et musiques du monde acoustiques?

Ce que je trouve formidablement révélateur, c'est de voir que des enregistrements mono de 1956 (Fitzgerald, en big band, et Rollins en quatuor) ont une plage dynamique tout à fait comparable à des enregistrements récents et que même le disque-phare du jazz west coast (Kind of Blue), smooth et velouté, offre une dynamique de plus de 20 dB. Et dans le cas de Rollins et Davis, on ne parle même pas des masterings de référence!

Et voilà qu'on arrive au chapitre triste de l'histoire; chapitre chronologiquement de plus en plus triste...

J'ai placé ces albums par ordre décroissant de dynamisme. Or, de manière aberrante, ça m'a donné aussi des albums placés par ordre chronologique. C'est à dire qu'à mesure que la technologie s'améliore, le produit présenté est de moins en moins de qualité!

On fait une exception avec David Sylvian, dont les albums sont des sculptures sonores magnifiques et qui, évidemment, ne se prive pas de dynamisme (à noter que ses enregistrements sont digitaux, pas analogues, ce qui prouve que ça n'a rien à voir!). Par la suite, les albums les plus dynamiques sont de vieux enregistrements de 68 et 69 (remasterées par des mains expertes cependant) avant la descente aux enfers dans le rock contemporain et ses ridicules 10 dB de dynamique. Plus nous avançons dans le temps, moins la plage dynamique est étendue, et même un album résolument lo-fi comme le formidable Funeral de Arcade Fire d'il y a 3 ans utilise plus de plage dynamique que le tout récent In Rainbows de Radiohead (sur une pièce tout en montée dramatique avec climax en plus!).

Maintenant, que Portishead compresse ses pièces, on pourrait croire que c'est un choix esthétique conscient et même participant de l'impact. Mais quand un album de art-rock complexe et riche comme celui de Radiohead est moins dynamique que du Arcade Fire, c'estquelque chose de carrément aberrant. Je me demande comment Robert Ludwig, l'ingénieur au mastering et dont la signature était recherché dans les vinyles il y a 30 ans, considère son propre travail!

Le divorce entre haute-fidélité et rock est-il irréversible???

samedi 15 mars 2008

ESt-ce que la maximisation apporte plus de résolution?

Une petite référence dans notre discussion intermittente sur les effets de la compression sonore dans la qualité des disques laser...

Un des arguments de Nick Davies dans sa compression du son dans la série des SACD de Genesis est d'utiliser pleinement les 16-bits du format; sous prétexte qu'un volume trop bas nous éloigne de cette pleine résolution.

Barry Diament, qu'on aime parce qu'il fait sonner Genesis comme pas un, réfute...

Voici son explication:

While 6 dB does add up to 1 bit of resolution, I believe this bit ( ) of information is often taken out of context and misrepresented.

The logical extension of the common argument would say that unless we compress the dynamic range to 6 dB or less, we're not using all of the available resolution on a CD. (Oh, wait a minute. The majors are compressing the dynamic range to 6 dB or less, aren't they? Actually, with many current releases, 6 dB would be an expansion. )

As you can see, it becomes a silly argument rather quickly, especially if you want to have a dynamic recording.

As to digital masters after noise shaping being "effectively 14-bit", here again, I must disagree. This too is what I call a "reductionist" perspective on a picture that is much larger.

If an original recording is made in high resolution (say 24-bit) and one wants to make 16-bit CDs, the options are:
1. to simply truncate (i.e. "throw away" bits 17-24), which will wreck the tonality and soundstaging
2. to dither (adding about 4 dB of noise overall), which if done properly will preserve much of the low level information that would otherwise be lost
3. to dither and noise shape, which if done properly will keep the benefits of good dithering while making the added noise considerably less noticeable.

To suggest a reduction in resolution with noise shaping is to imply one will not suffer any loss by avoiding noise shaping. In my experience, it is the opposite that is true.

I hear resolution as being primarily a function of the quality of the original recording (i.e. what leaves the microphones), the quality of the A-D conversion and how carefully everyone in the chain works to preserve what was recorded.

Many of the best sounding recordings I own do not spend much time near the top of the meters and all of them involved some kind of noise shaping for reduction of the original to 16-bit for the CD.

Best regards,
Barry
www.soundkeeperrecordings.com
www.barrydiamentaudio.com

jeudi 14 février 2008

Assaut sur l'enregistrement digital

Nous sommes à l'ère de la performance.

Les chanteuses ne sont plus des artistes de l'expression humaine: ce sont des athlètes.
Le loisir de l'audiophile, ce n'est plus la musique: c'est la reproduction sonore.

Je vous disais dans un autre billet le choc que j'avais éprouvé en écoutant un enregistrement digital de Sting, comparé à l'enregistrement analogue du premier Doors (27 octobre 2007).

Je viens de lire un article de 1985 de Michael Fremer, se plaignant de la dérive de l'enregistrement digital; Fremer avait déjà compris à l'époque. Et les termes utilisés par Fremer s'appliquent encore aujourd'hui.

À lire

dimanche 10 février 2008

Buddy Holly et l'enregistrement studio: Avancez en arrière!


... ou la suite de notre observation fascinée portant sur les progrès technologiques et la dégradation de la qualité des disques qui l'accompagne (du moins à certaines oreilles)... les citations qui suivent sont des digressions de l'ingénieur Steve Hoffman, répondant à un poster médusé par la qualité sonore exceptionnelle de la compilation de Buddy Holly: From The Original Master Tapes


I've spoken of the Golden Age Of Recording hundreds of times here; all vacuum tubes, small number of microphones, hardly any overdubbing, live groups playing in the same space with no headphones or baffles on to pristine Scotch 111 tape. Heck, some of here bitch about what happened to this sound all the time! Grumps, yes, but when you hear this sound you scratch your head in wonderment that any engineer would want to change it. But, change it they did the minute they could; more microphones, more wires, no tubes, giant compression, etc. Such is life.

You know that in the 1960's it started changing to Solid Stage gear, more channels, more isolation, more signal processing. So it goes. Blame the Beatles, heh.

You want to make a recording of your band that has the quality of a Buddy Holly song?

Get 4 Neumann microphones, feed through a small tube mixer like my Ampex MX-35 below onto an Ampex 350-2, live. Play it back. There you have it.

L'overdubbing aussi a eu un effet radical sur l'enregistrement sonore... On comprend son commentaire mi-sérieur: Blame the Beatles. À partir de Sgt Pepper's, il n'y avait plus de retour en arrière possible. Les artistes allaient pousser l'enveloppe sonore aussi loin que possible... avec pour résultats...

Forgot one thing. As soon as the artists got a taste of the new "overdubbing" approach to recording there was no going back. None at all.

So, many more channels, the need to keep the numerous mic preamps quiet (use compression), the need to keep the 24 hissy tracks quiet (use the Dolby System), isolated musicians to keep each instrument on its own track, the need for headphones to hear everyone, solid state recording to keep it cool in the studio and have less breakdowns, outboard devices to make the sound "exciting", zealous engineers and producers who wanted total control over the band's dynamics in post production and you have: The 70's! Turn it to digital and you have: The 80's and beyond!

No one wanted to go back to the old way of grouping the musicians around four microphones and recording everything live in one take, in a natural space. It took the Audiophile Recording Style in the 1990s to figure out how to do that again. And by that time Buddy was gone..


mardi 5 février 2008

Genesis remixé en SACD: Massacre à la tronçconneuse:

Je chiale souvent contre les remasters/remix de Genesis... Mais avant de passer pour un irrépressible grincheux et un ennemi de la jeunesse, peut-être qu'avec un peu de travail je peux faire la démonstration de ce que j'avance.

Je trouve ça d'autant plus important que nous sommes présentement en pleine épidémie de masters et remasters absolument épouvantables, inécoutables, qui sont j'en suis certain un des maux les plus sévères que connait le monde de la musique actuellement. Une dégradation sévère de la qualité du produit, qui fait qu'aujourd'hui, s'asseoir et écouter un disque au complet devient presque une corvée. Je veux dire, après 15 ou 20 minutes de son compressé, avec des aigus scintillantes, les nerfs n'en peuvent plus!

Vous avez remarqué? Le cinéma, qui, lui, est en plein boom, suit la trajectoire inverse: investissement dans la qualité du produit (blue ray, hd-dvd) = plus de clients contents, plus de ventes.

Anyway... Genesis... On s'entend qu'il s'agit pas d'un petit groupe qui débute et qui doit fesser fort pour qu'on le remarque. On parle d'un groupe qui a déjà sa base de fans, qui, j'en suis certain, ont souvent acheté 2 ou 3 copies de leurs disques préférés, genre copie vinyle de Foxtrot dans les années '70, puis Cd dans les années '80, et maintenant, il sort en SACD. On se comprend que celui qui rachète la chose veut PLUS de qualité. Pas MOINS. Que la qualité audiophile du truc est importante. Bon j'arrive aux faits.

Voici le fichier WAVE de Squonk ("sur "A Trick of the Tail") dans la version CD des années '80, la 1ère, sur étiquette Atco, remasteré par Barry Diament si je me rappelle bien. Vous savez, les CD des années '80 qu'on disait flat...

(à noter que j'ai normaliser le volume pour que les peaks soient à 0 dB, pour comparer des volumes équivalents)

OK. Maintenant tenez-vous bien: le remix/remaster 2007 de Nick Davies, la version dite audiophile:

Évidemment, je l'ai pas normalisé, celle-là.
cry.gif Ça fesses-tu dans le dash??? C'est presque de la pornographie auditive, vous trouvez pas???

Ceux qui savent lire les WAVE comprennent ce qu'ils ont sous les yeux. Une onde carrée. Squashed. Du bruit. De la distorsion. Des cymbales qui sonnent comme une onde parasite. Des voix qui cillent. Nick Davies prétend que de compresser un peu permet plus de résolution dans les détails à plus faible volume. C'est sûrement de l'humour anglais: un peu de compression??? Un peu???????

Tant que les amateurs de musique vont accepter cela et acheter sans rechigner, tant qu'ils ne se plaindront pas de ces aberrations qu'on leur sert, ça va continuer. Des SACD compressés (pourquoi???). Des Cd avec des écarts dynamiques de moins de 10dB, plutôt que 35dB comme jadis. C'est comme si en télé on retournait au noir et blanc.

Méfiez-vous du lieu commun qui dit que les CDs des années '80 étaient de piètre qualité et que les remasters les surpassent. C'est parfois vrai et c'est SOUVENT faux. Boycottez les remasters massacrés de vos classiques préférés. En commençant par cette boucherie, les remasters de Genesis. thumbdown.gif

lundi 4 février 2008

Le CD, un macchabée, selon le management des Doors


Tempus fugit. Les temps changent.

Vous ne le savez peut-être pas, mais les disques des Doors dans leur mixage original des années '60 ne sont maintenant plus disponibles en CD. Ce sont les versions remixées du box-set Perception qui sont maintenant vivants au catalogue. Assistons-nous à une nouvelle mode sonore, ou à une stratégie de marketing? Après tout, Genesis a annoncé de même qu'une fois les sorties des SACD complétés, les mixages originaux seront discontinués, aiu profit des horribles remixages stéréo de Nick Davies.

Eh bien, je ne sais pas si c'est rassurant, mais un poster du forum de Steve Hoffman a reçu une longue réponse du management des Doors, qui l'assure que les mixages originaux restent bien vivants, mais seulement sous forme de téléchargement. Pourquoi? Lisez bien ce qui suit, c'est sa réponse.

"Here's the deal: We are NOT rewriting history, or replacing the catalog. I mean, we DID release the 40th Anniversary Mixes on CD, and these are now the only current CDs.

HOWEVER.....as I said several times.....the "classic" mixes will ALWAYS be available, just not on physical CDs, but rather as digital downloads.

The reason?

Again, we want to be leaders, not followers, and folks, the future of music is digital, NOT shiny, round, silver discs. Those things will soon be relics. At least, that's the way it's trending, more and more each year.

When will they finally peter out? Who knows? Five years? Ten? TWO?

So - here's what we thought/think:

Most people who enjoy CDs tend to be - as a very general RULE here, folks, but not always the case - an older demographic. Like, ummmm, ME.

Most people who enjoy and/or prefer downloads tend to be a younger demographic.

The older demographic already OWNS the "classic" mixes on CD.
The younger demographic is turning away from CDs in droves.

Let me let you in on something - and TRUST me, I am just being a messenger and an observer here. I don't necessarily agree, like, dislike, or do cartwheels over any o' this - but it is my job to recognize it, acknowledge it, and respond to it: Kids today don't CARE about CDs. CDs are, at BEST, kinda like the "wrapper" that their new toy (the record) comes in. They rip it, put it on their iPod, and the CD gets put away somewhere. JUST like software we download to our PCs or Macs that comes on a DVD. We rip it into the computer, and the disc goes in a drawer, ne'er to resurface again (unless our computer gets wiped). It's weird, actually - I mean, I LOVE CDs, I LOVE vinyl, I LOVE having my collection of thousands of records displayed in my living room, and I like to hold them, look at them, search through them like a library, handle them, and play them.

But the new generation(s) do not. There's a huge extra space in all o' THEIR living rooms where WE would normally put a CD cabinet. They just don't exist for these kids anymore! I mean, they have THEIR library, it consists of thousands of SONGS (the "album" is a dying concept to them, sadly), and it all fits into their pocket, on their 60-gig iPod (or their new 8-gig iPhone).

So - what to do?

Simple, really - the 40th Anniversary mixes will be available on CD for those who PREFER CDs (and most likely already own the "classic" mixes on CD).

The "classic" mixes will be available - ALWAYS - but as digital downloads, not physical CDs.

We're trying to move into the future, and offer the best products at the best prices (didja notice all the new studio albums with the new mixes were carrying a MSRP of only $11.98??)

We're also trying to give you the products you want, at the best price, and IN THE BEST FORMAT for the future.

This is a FORMAT question, not a "classic" vs. "40th anniversary" question at all! They will BOTH be available, just in different formats - and the classic mixes will be in a future format (digital). We are, again, assuming that a preponderance of folks who own CDs already OWN the classic mixes on CD. I mean, believe me, if I thought that most people who want the classic mixes will want them on CD, then we'd be fools not to give it to them, 'cause we make money that way! YES, I know, many of you will want new classic mixes CDs again, but I am betting that the new generation, who has never owned them, will prefer to obtain them digitally.

If this proves not to be the case - OR if CDs have a resurgence - OR if a new format comes along that people seem to embrace, then we will issue the classic mixes on that format -or on CDs - again, no sweat!

But in any event, the "classic mixes" we have all known, loved and enjoyed for all of these years will NEVER go away - they will always be here, be available, and they ARE The Doors.

The only change is how they will be issued - i.e., in what format. And if, in a couple of years, we find we can improve the mastering of the classic mixes, or re-transfer them at a higher bit-rate, or somehow significantly improve them (without altering them) - then, we will do that, and if CDs are viable at that time, we'll issue them on CD all over again!

Does this make any more sense now?
__________________
Thanks - Jeff
Jeff Jampol
The Doors Music Co.
Los Angeles, CA

lundi 29 octobre 2007

Le LOUDNESS WAR: un organisme à la défense de la qualité du son

... pour ceux qui ne sont pas au courant....
votre hobby (le hifi) est menacé non pas par les ponctions fiscales du gouvernement ou par le réchauffement climatique (qui pourraient rendre les tubes gênant un jour), mais bien par les COMPAGNIES DE DISQUES
Mais un organisme vient de voir le jour et se porte à la défense des artistes et des amateurs de hi-fi:
TURN IT UP, BRINGING DYNAMICS BACK TO MUSIC

Regardez le brillant petit vidéo didactif qui explique le loudness war:




samedi 27 octobre 2007

Reverb digital vs reverb analogue: on s'ennuie des années '70



Expérience d'écoute tout à fait singulière hier soir:

- d'abord, L.A. WOMAN, le dernier disque des Doors, 1970, édition DCC. Les Doors ont fini leur course en beauté avec ce disque inquiet et décadent, nourri de blues et qui se conclut sur l'éthéré Riders on the Storm. Une écoute captivante, "involving", émouvante, où on perçoit très bien dans l'interprétation de Jim Morrison son déclin physique qui s'accélère. Sa belle voix de basse casse de plus en plus; c'est un disque qui permet aux autres musiciens des Doors d'arracher un peu du spotlight. Le son est immédiat, chaud, plein...



- je switche à Nothing Like The Sun de Sting, 1987, édition MFSL. Écoutez j'adore ce disque: les musiciens sont écoeurants et Sting atteint des sommets dans son écriture et dans la richesse des arrangements. Mais mais mais... bon sang... ce disque-étalon de la musique enregistrée DDD des années '80 ne tient pas la route, soniquement, tellement que ça en fait pitié.



Le saxophone de Branford Marsalis doit franchir des murs de digital processing, de reverb artificiel et de je ne sais quoi encore pour se rendre jusqu'à moi; les choeurs semblent s'être réfugiés dans une autre pièce, le snare sonne affreusement synthétique et il n'y a pas d'air entre les instruments... C'est beau, c'est parfait et c'est aussi inanimé qu'un galet sur la plage.

Pour moi, de juxtaposer ces deux disques qui, tous deux, présentent des musiciens au sommet de leur art dans des éditions audiophiles est une illustration sonore presque choquante de la perversité cachée des progrès technologiques.