jeudi 2 novembre 2006

Premières notes.




Nous vivons une époque formidable.

Jamais la musique n'aura-t-elle autant voyagé qu'aujourd'hui. Jamais il n'a été aussi facile d'explorer cette planète foissonnante, ce témoignage sans langage ni barrière de l'expérience humaine. La musique est partout; parfois détournée de ses intentions premières et partie prenante de l'orgie commerciale; mais malgré tout toujours plus riche de ceux qui la font, de ceux qui l'écoutent, de ceux qui dansent à son appel (un instinct si fort qu'il saisit les enfants avant même leurs premiers pas).

La musique se décline dans une infinité de langages sonores; elle peut se glisser autour de vous comme un vêtement léger qui ne sert qu'à rythmer vos pas et votre quotidien; elle peut servir de toiles de fond aux grands moments de la vie; elle peut être une expérience d'altération des sens ou d'approfondissement de notre compréhension des règles du monde; elle peut nous élever spirituellement ou simplement apporter un peu de chaleur un soir de froidure.


Mais c'est surtout par son témoignage infiniment fragile et émouvant de notre vie qu'elle est indispensable. Trois minutes de musique peuvent devenir entre les mains d'un grand artisan un témoignage impérissable; le souvenir magnifié d'un amour; le parfum sonore d'un voyage; l'inspiration d'un élan.



Un "blog" musical, pourquoi? Simplement pour le plaisir de partager une passion, de la mettre en mots et de remercier ceux qui la font.

Assez philosophé. Place à la musique. Quelles sont les musiques les plus susceptibles de faire tripper le scribe de ces lignes? Quels artistes?

Comme tant d'autres mélomanes qui ont grandi dans les années '70, j'aime la chaleur des sons analogiques de cette époque. Et comme tant d'autres ados de Québec, Genesis, le Genesis des années Gabriel, a ouvert mon imagination comme aucun autre.


Mais la planète musicale est vaste et les années '80 ont donné un coup de pied salutaire aux mélomanes plongés dans les méandres philosophico-mochetons des groupes prog vieillissants. Après l'explosion neutronique du punk, le champ était libre et les oreilles débouchées. Sono mondiale, new-wave et musique électronique se sont immiscés dans ma discothèque. J'ai trippé sur le rock raffiné de Joe Jackson, sur le désespoir existentialiste des Cure (et leur exubérance passagère), sur la renaissance artistique de Peter Gabriel, sur le rock raffiné et oblique de David Sylvian, sur la palette sonore inouïe de Kate Bush, la force des compos de Depeche Mode, sur le minimalisme de la série Ambiant de Brian Eno, et même sur les motifs obsédents de Philip Glass.


Et lorsqu'on commence à s'intéresser aux musiques du monde, à toutes les musiques du monde, c'est un monde inépuisable qui s'ouvre à soi.

Depuis, zappant sans arrêt du passé au présent, je ne cesse de découvrir l'étendue de mon ignorance. La poésie inépuisable de Bob Dylan est une découverte récente; le lyrisme passionné de Van Morrison aussi. La grâce musicale de Joni Mitchell, la science dansante des Talking Heads, le spiritualisme embrasé de John Coltrane ou le jazz élégiaque et passionné du Brad Meldhau Trio. Sans oublier, surtout, le rock complexe, parano, lyrique, psychédélique de Radiohead, le meilleur band que je connaisse. Je m'arrête, la liste va devenir indigeste!


Le meilleur moyen de savoir à qui vous avez affaire, c'est de consulter ma liste des 100 albums à amener sur une île déserte!

Bonne lecture!

1 commentaire:

  1. Salut,

    Une somme d'informations riche et passionnante bravo pour ce recueil de musique.

    Tu touches aussi la compression, voici 2 adresses qui expliquent pourquoi la nécessaire compression et la seconde pourquoi la hifi n'est pas si hifi que ça finalement

    http://blog.formations-musique.com/index.php

    http://hyperbol.free.fr/Sommaire/Dossiers%20techniques/Capacite%20dynamique.htm

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